dimanche 17 mai 2009
Un Plop pour mes Plotes
Je vous la livre tel quel.
L'humanité. 10 mars 1986
J'aime beaucoup l'humanité.
Je ne parle pas du bulletin de l'amicale de la lutte finale et des casquettes Ricard réunies.
Je veux dire le genre humain.
À bien y réfléchir, on peut diviser l'humanité en quatre grandes catégories :
Les amis se comptent sur les doigts de la mains. La carectéristique principale d'un ami est se capacité à vous décevoir. Certes, on peut être légèrement déçu par la gauche ou par les performances de l'AS Saint-Étienne, mais la déception profonde, la vraie, celle qui peut vous faire oublier le goût des grands Saint-Émilion, ne peut venir que d'un véritable ami.
Les copains se comptent sur les doigts de la déesse Vishnou qui pouvait faire la vaiselle en applaudissant le crépuscule. Il règne entre [les bons copains] une complicité de tireurs de sonnettes qu'entretient parfois l'expérience du frisson.
Les relations se comptent sur les doigts des choeurs de l'Armée Rouge. Quand on n'a pas de glaïeuls, certaines relations peuvent faire très joli dans les soirées mondaines, à conditions qu'elles soient célèbres ou stigmatisées de la Légion d'Honneur.
Les gens qu'on connaît pas , les doigts nous manquent pour les compter. D'ailleurs, ils ne comptent pas. Il peut bien s'en massacrer, s'en engloutir, s'en génocider des mille et des cents chaque jour, il peut bien s'en tronçonner des wagons entiers, les gens qu'on connaît pas, on s'en fout.
Le jour de récent tremblement de terre de Mexico, le gamin de mon charcutier s'est coupé un auriculaire en jouant avec la machine à jambon. Quand cet estimable commerçant évoque aujourd'hui cette date, que croyez-vous qu'il lui en reste ? Était-ce le jour de la mort de milliers de gens inconnus ? Ou bien était-ce le jour du petit doigt ?
Pierre Desproges.
Décidasse aux amis, copains et autres relations.
Feel Plop
lundi 4 mai 2009
The Plop's Quest
vendredi 24 avril 2009
Le Plop's Party d'un Pote
mardi 21 avril 2009
Le Plop-O-Blog
La Queste du Plop - Chapitre De
Blaireau putride leva la tête et regarda passer les nuages.
- Wow, la journée sera belle, lança t'il en reniflant.
Tanche qui frétille acquiesça. Malgré son nom, c'était un solide gaillard d'un mètre quatre vingt dix.
Ses parents avaient trouvé le nom hilarant et l'en avait affublé à sa naissance.
Quant à Blaireau putride, son patronyme était lié à son hygiène corporelle déplorable.
Malheureusement pour ses compagnons, il était atteint d'une sinusite chronique qui l'empêchait de s'en rendre compte.
Ils s'étaient arrêtés sur un talus, contemplant les bisons qui paissaient dans les plaines du Wyoming.
- J'ai promis à Gallinette pulpeuse un nouveau manteau pour cet hiver. Tu sais comme elle est coquette.
- Ho oui, fit Blaireau putride qui eu soudain la vision de Dinde écarlate, sa compagne.
Il chassa cette image et se remémora celle de Gallinette pulpeuse.
Ils vérifièrent leurs armes puis descendirent lentement la colline vers le troupeau.
- Qu'est-ce que j'ai fait de mon couteau ?! Grommela Tanche…
- ... Je l'avais encore tout à l'heure. L'aurais-je laissé au temple après la répétition ?
KotoFlicoxiCuan, dit KFC, était un prêtre Aztèque quelque part dans le Yucatan.
Il s'apprêtait à participer à son premier sacrifice humain et ne pouvait se permettre d'être en retard.
Il remuait ciel et terre pour retrouver son couteau avec lequel il ouvrirait la cage thoracique du supplicié et lui arracherait le cœur.
- Tant pis, fit-il, je prendrai un couteau à steak…
KFC enfila rapidement sa tenue de cérémonie et couru en toute hâte en direction du Temple.vendredi 17 avril 2009
Dans le batiment aussi, ça Feel Plop
jeudi 16 avril 2009
La Queste du Plop - Chapitre Hun.
Hiri Kantichi quitta la petite ville de Nagasaki au milieu du printemps.
Le soleil irradiait et les champignons profitaient des dernières rosées matinales pour s'épanouir.
Il se rendait à Tokyo où l'empereur Mawachi Gueri Dantafas l'avait convoqué.
On ne pouvait le faire attendre et Hiri se hâtait. Il ne pourrait hélas s'arrêter à l'auberge d' InSan se bâfrer de sashimis au poulpe et au wasabi.
L'entretien fut bref, le Fils du Ciel n'aimant s'éterniser et préférant se restreindre à de simples apparitions. Ballonné par son repas précédent, Mawachi Gueri laissa échapper quelques vents divins éloignant ainsi un chrysanthème flottant sur le lac (notez les références !)
- Hiri Kantichi ! Lança t-il.
- Oï ! Répondit ce dernier en s'inclinant.
- Notre quotidien nous ennuie. Il nous manque l'ultime bienfaisance du Plop.
Pars pour l'Empire du milieu et recherches-y Fou Fouhn. Sa grande sagesse saura t'éclairer dans ta recherche.
Et maintenant, casse-toi !
Ainsi fit Hiri Kantichi. Il se rendit sur la cote occidentale du Japon, cherchant un navire pour la Manchourie.
Il se renseigna auprès d'un pécheur qui reprisait un filet.
- Noble capitaine ! Je recherche une embarcation pour la Manchourie…
- Oh ! Avec les Tatares en mouvement juste à la frontière ?! Te sens-tu bien noble samouraï ?
- Les Tatares ?
- Oui, les Mongoles, si tu préfères. La terrible tribus de Gerri Khan sévi le long de la frontière de Chine pendant que celle de l'infâme Garbidjh Khan remonte en Sibérie !
Trouve-toi un autre pigeon.
- Combien me vendrais-tu ta barque ?
***
Olaf Olafson regardait les montagnes d'eaux debout sur son embarcation.
Le vent gonflait la voile et le drakkar filait vers l'ouest perdu dans le désert océanique.
Pour tout dire, Olaf Olafson se les gelaient sans parler du mal de mer qui ne l'avait pas lâché depuis le départ.
Il avait quitté son Iceland natale pour rejoindre le Groenland à sa majorité.
Il devait retrouver son père qui était parti conquérir les territoires du Nord.
On parlait d'un territoire au delà des mers regorgeant de richesses…
Franchement, il aurait préféré rejoindre son oncle dans les terres du Sud.
Lui, il avait la Gaule, lui !
Olaf Olafson semblait oublier que la Gaule, devenue entre temps province romaine, était maintenant une partie du royaume des Francs,
Francia, qui bien plus tard donnera, notamment, l'état Belge.
Thibault de Rebourg chevauchait nonchalamment vers Senlis, siège du royaume. Il accompagnait deux écuyers Wisigoths, Awozborne et Gotnofing Toulouse, fils du Seigneur du même nom.
Ils se rapprochèrent de Roissy, connu pour ses élevages intensifs de cochons.
Les porcheries n'existant pas encore, le brevet sera déposé trois ans plus tard, on appelait cet endroit "l'aire aux porcs" de Roissy.
La silhouette du château fut bientôt en vue et Thibault se réjouit. Dame Rosemonde de Montplaisir l'attendait.
Il pourrait lui déclamer ces vers qu'un troubadour catalan lui avait appris. Il irait trouver "Trou-Vert", le trouvère du Roy pour lui demander de jouer ce morceau devant sa promise.
Merlu et Merlan, les deux enchanteurs officiels se livraient devant les remparts à quelques décoctions médicinales et alchimiques ou tout simplement, un bon pot-au-feu…
***
Fin du chapitre.
Retrouvez les aventures d'Hiri, Olaf et de tants d autre personnages dans les prochains jours.
Feel Plop


